Dead Poets Society, Peter Weir, 1990

Un film qui a sans aucun doute révolutionné les mœurs de son époque mais qui, vingt ans plus tard, ne se démarque que par la finesse de sa réalisation. 

Dead Poets Society est une leçon de vie. D’une écriture exquise, Tom Schulman y définit intelligemment la notion de Carpe Diem, aujourd’hui criblée de clichés. L’incroyable Robin Williams enseigne à ses élèves une manière d’exister, il leur inculque la poésie de la vie. Le film de Peter Weir est un monument d’habileté qui ne saurait laisser quelconque spectateur indifférent, toutes époques confondues. Fondée sur des valeurs fortes et indubitables, l’œuvre est universelle mais tend à perdre de sa beauté tant la sagesse et l’intelligence dont elle fait preuve sont aujourd’hui sources majeures d’inspiration dans d’innombrables domaines. Plusieurs dizaines d’années après sa parution, et encore quelques dizaines d’années après la temporalité du récit, le message du film perdure et ce malgré l’évolution sociétale; c’est une prouesse.  

Dead Poets Society est une démonstration de pertinence et de qualité. Porté par une pléiade d’acteurs faits pour leur rôle, le film est en mesure de modeler l’esprit de son spectateur à sa guise. Introduisant rêves de jeunesse et de liberté dans une inextricable réalité, Peter Weir va au delà de ce qu’écrit Schulman pour nous plonger dans l’universalité de son œuvre. Après deux heures de film, il est difficile de se dire que tout cela ne nous est pas arrivé à nous, que nous ne connaissons pas ce fascinant professeur Keating et que ces jeunes garçons ne sont que le fruit de l’imagination du réalisateur et de son équipe. Au même titre qu’un poème, l’œuvre nous introduit dans sa fiction et vient nous toucher au plus profond de nos souvenirs et de nos émotions.

Dead Poets Society est un des précepteurs de toute une manière de penser qui se trouve aujourd’hui ancrée dans notre société. On ne se contente pas de voir 24 images intelligentes par seconde, nous sommes les heureux spectateurs d’un apprentissage cinématographique. 

Pour profiter de toute la profondeur de l’œuvre, elle se doit être appréhendée à temps, avant de connaître la forme moderne de la pensée qui y est décrite. Cela dit, le film reste largement digne d’intérêt même pour le ou la plus sage des Hommes. 

Avis écrit par Loris Aldebert

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