
« Le mal que font les hommes leur survit, le bien est souvent mis en terre avec leur os. » -William Shakespeare (1564-1616)
Dans la veine de Fais Moi Peur, Chair de Poule ou Les Contes de la Crypte, cette anthologie d’horreur norvégienne propose des histoires courtes afin de vous procurer quelques frissons lors de ces longues après-midis de confinement.
Loin des clichés d’Hollywood et des grandes productions, on sent ici une humilité qui fait plaisir à voir: des twists scénaristiques simples, alliés à un bel univers macabre. Cependant, rien de bien terrifiant non plus: cette série reste sobre, surtout pour un habitué de l’épouvante. Il y a certes quelques passages sanguinolents mais rien de bien méchant ni de choquant. On a en pour notre temps malgré deux ou trois longueur, ou certains épisodes pas assez originaux (bonjour aux fameux fantômes victimes qui se révèlent être des mauvais esprits !), mais ça a le mérite de ravir les fans d’horreur du premier jour.
J’ai apprécié certaines chutes et tentatives de mise en abîme (Un terrible écrivain), et le deuxième épisode m’a complètement eut car je ne m’attendais pas du tout à cette fin. Il y a une inégalité entre les trois premiers épisodes, qui sont meilleurs que les trois derniers, de part les chutes, l’écriture, ou bien une gestion de la tension plus maîtrisée.
Peut-être les réalisateurs auraient-ils dû plus piocher dans le folklore norvégien comme dans l’épisode 1 ? Cela reste dans l’ensemble une réussite car le format court se prête bien au genre, rappelant ces fameuses creepypasta que l’on raconte autour d’un feu de camp.
Semblable à un Black Mirror, la série se tourne vers la violence et les côtés sombres de l’être humain plutôt que la technologie, comme pour nous rappeler qui contrôle les machines, et aussi à quel point l’homme n’a pas besoin de technologie pour faire ressortir le Mal qui sommeille en lui…
Le tout fonctionne grâce à ce chauffeur de bus qui, tout au long du voyage, vous présente ces personnages made in Norway. Même si on aurait apprécié pouvoir découvrir où le-dit véhicule les emmène…
Prometteur, intrigant, et avec la présence d’un humour ténébreux qui a su me conquérir, je recommande chaudement cette anthologie. Je serais ravi de remonter un jour dans ce bus pour y découvrir d’autres histoires aussi recherchée que
Un terrible écrivain, qui m’a rappelé pourquoi j’aimais l’écriture, et en particulier la plume machiavélique de Stephen King.
Danny Jay
