I’m Thinking of Ending Things

«Just tell your story. Pretty much all memory is fiction and heavily edited. So just keep going. » I’m thinking of ending things, Charlie Kaufman, 2020.

Salut à toi lecteur ! Contente de te retrouver. Qui dit retour du Blogbuster dit nouvelle critique, et comment mieux commencer que par un film qui parle de la fin de tout.

    I’m thinking of  ending things, film de Charlie Kaufman adapté du roman du même nom de Iain Reid raconte l’histoire de Jake, un homme qui emmène sa petite amie avec lui pour la présenter à ses parents durant un repas de famille dans sa maison d’enfance. Mais, au cours de la soirée, les évènements se déroulent de manière… peu conventionnelle. 

    Résumer ce film est impossible, car ce serait révéler tous les secrets de son histoire qu’il vous faut absolument regarder par vous même pour réussir à plonger au cœur de l’univers que Kaufman vous présente. 

    Le film est brillant. C’est un parfait mélange entre l’univers de A ghost story et Hérédité. Il dérange. Il submerge d’émotions. Il transmet. C’est un poème vivant. 

    En plus d’avoir des acteurs brillants (Jessie Buckley, Jesse Plemons ou encore Toni Collette), le film a une esthétique incroyable. Chaque plan est travaillé pour vous faire ressentir le malaise ambiant constant. Si vous pensez ne rien comprendre durant votre séance, pas de panique, je l’ai cru aussi. Essayez de vous laisser porter, et de ne pas avoir toutes les clés. Vous pensez qu’un personnage est le centre de l’histoire ? Vous faites peut-être fausse route, il se peut que ce soit quelqu’un de totalement différent. Vous ne comprenez pas une scène ? Ce n’est rien. C’est là toute la beauté du long-métrage. Il est là parce que, à mon sens, nous avons besoin de ce genre d’histoire pour nos vies. 

    La femme (si je ne cite pas son nom, ce n’est pas que je ne m’en souviens pas, mais bien qu’il y a un sens, ne vous en faites pas) écrit des poèmes et, lorsqu’elle en récite un à Jake, ce dernier lui dit : « J’ai l’impression qu’il a été écrit pour moi », ce à quoi elle répond : «C’est ce qu’on espère tous quand on écrit un poème. Une sorte de sentiment d’universalité. » Pour moi, c’est ce qui résume ce film : un récit poétique, ou chacun s’y retrouvera, afin de ne former qu’un. 

    Si vous êtes sensibles à l’esthétique de certains films de Dolan, aux drames psychologiques sombres, aux questionnements sur la vie et sur le temps qui passe, sur l’amour et sur la passion, je ne peux que vous conseiller ce chef-d’œuvre qui rentre facilement dans mon top de l’année 2020. De plus, si vous connaissez l’univers de Kaufman (Eternal sunshine of the spotless mind, Anomalisa ainsi que Dans la peau de John Malkovich), vous ne serez pas déçus de ce film, dans la lignée de son style qui ne fait que s’améliorer.

    Si vous ne l’êtes pas, je vous encourage à le voir malgré tout, car peu importe l’effet qu’il vous fera, vous n’en ressortirez pas indemne. Et quoi de mieux que l’inhabituel dans la vie ? 

    Plongez dans l’expérience l’esprit ouvert car ce film dérange, ne vous bloquez pas à l’étrangeté, mais creusez là pour y voir tous ses trésors. 

    Bon visionnage !

    Mona. 

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