
Lors du festival Télérama de 2018, j’ai découvert Zimna Wojna (Cold War), film en noir et blanc, de Pawel Pawlikowski au cinéma le Cratère à Toulouse (95 grande rue Saint-Michel à Toulouse / à 2min à pied de l’arrêt Saint-Michel sur la ligne B – un des meilleurs cinéma d’art et d’essai toulousain). Il raconte une histoire d’amour immense entre Wiktor, un musicien, et Zula, une chanteuse, tous deux polonais en 1950 s’étant connu lors que le Parti recrute de force des artistes pour un spectacle de propagande. Difficile de résumer un tel film voguant à travers les pays, traitant de la lutte personnelle et patriotique.
Le scénario est incroyable et surtout minutieusement travaillé, à l’image de l’esthétique du film – propre aux œuvres de Pawlikowski. Des plans fixes où les personnages sont décentrés, voire dans les angles, laissant beaucoup de vide et d’espace pour aérer, des hors-champs où les personnages disparaissent souvent.
Toutes les scènes brillent de leur force d’exister. Toutes ont un intérêt et c’est dans l’absence de toute scène superflue que nous le remarquons. Un des instants qui me l’a fait réaliser est quand Zula a dit à Wiktor qu’elle trouvera un moyen de le sortir d’une situation, et que la scène suivante le problème de la situation était réglée. Comme ce souci était annexe, il ne méritait pas un développement sur sa résolution pourtant mentionner cette épreuve servait au scénario.
C’est une expérience toute particulière bercée par la mélodie des langues de l’Est que je vous conseille. Actuellement sur Canal+, c’est une séance qui demande toute votre attention mais qui vous offrira des souvenirs inoubliables.
Merci d’avoir lu,
Kënza Simon-Auriol.
Pour lire encore :
– Interview du réalisateur https://www.fichesducinema.com/2014/02/entretien-avec-pawel-pawlikowski/
– Interview du directeur photographie https://www.afcinema.com/Entretien-avec-le-directeur-de-la-photographie-Lukasz-Zal-PSC-pour-Cold-War-de-Pawel-Pawlikowski.html
